Construire les églises et développer les relations du Royaume

Réveillons la passion du Royaume !

Quand nous voulons servir le Seigneur, il est important pour nous de trouver des réponses à ces deux questions : comment arrivons-nous à persévérer dans la foi ? Comment maintenons-nous une passion fraîche pour le Seigneur, pour son Royaume, pour Son service ? Car la règle d’or est de rester frais dans son cœur et dans sa foi. Dieu est un Dieu de fraîcheur, de nouveauté sans cesse renouvelée. Voici quelques règles bibliques pour rester frais :

« J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître, en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître. »

1 Corinthiens 3. 6-7

C’est Dieu qui fait croître, grandir, augmenter l’œuvre ! Nous recherchons l’excellence et devenons parfois perfectionnistes, redoutant l’échec et nous mettons la pression sur nous-mêmes et les autres. Nous pouvons alors devenir toxiques pour les autres à force de toujours attendre plus d’eux. Mais notre réel appel est de lâcher prise et de laisser Dieu faire Sa part, celle de faire croître. N’essayons pas de faire Son travail, contentons-nous de semer et d’arroser le champ du Royaume.

« Cantique des degrés. De Salomon. Si l’Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; si l’Eternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain. » Psaume 127. 1

Ne bâtissons pas en vain, sachons nous reposer ! Se reposer n’est pas un luxe, un abus, mais une nécessité ! C’est de plus un ordre divin (Exode 20. 10). Prenons le temps de nous reposer de nos œuvres. Être serviteur ne signifie pas être corvéable à merci, mais à entrer dans un travail équilibré par des temps de relaxation. Ne jamais s’arrêter est une folie, une désobéissance qui peut conduire à l’épuisement et à la dépression, en refroidissant notre passion pour l’œuvre. Dieu s’est reposé de Ses œuvres le jour de Shabbat, mot qui signifie « interruption ». Être asservi à l’illusion d’être indispensable est une erreur grave. Restons humbles et sages : sachons nous reposer.

« L’ami aime en tout temps, et dans le malheur il se montre un frère. » Proverbes 17. 17. Prenons le temps d’établir de vraies relations d’amitié, et non des échanges conventionnels.

La chaleur en matière de relations engendre la fraîcheur dans les cœurs ! Souvent nous avons beaucoup de connaissances, mais peu d’amis véritables en qui nous pouvons avoir confiance. Un ami est un confident : il sait garder sa langue,  ne juge pas mais aide et compatit. Il sait aussi nous lancer des défis afin que nous puissions avancer, progresser dans la victoire. Souvent, et c’est tant mieux, notre conjoint est notre meilleur ami, c’est une grâce que de pouvoir compter sur lui. La relation du couple doit demeurer un sanctuaire d’amitié spirituelle dans lequel seul Dieu a le droit de pénétrer. Certains conjoints se fuient, s’évitent, ou s’accrochent et se détruisent, mais il ne doit pas en être ainsi dans le corps de Christ.

« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » Matthieu 6. 33

Pour rester frais, apprenons à nourrir notre âme avec la bonne nourriture de la Parole de Dieu, de la relation intime avec Lui. Mais ne lisons pas que la Bible, en adoptant une attitude très spirituelle qui consiste à dire qu’il ne faut lire que cela ! De plus, nous lisons souvent la même version, qui nous formate et nous emprisonne dans une pensée étroite. Sachons aussi lire de bons livres chrétiens ou même profanes de qualité. Instruisons-nous et encourageons-nous par les témoi-gnages qui s’y trouvent. Exposons-nous à un environnement de leadership qui nous stimule et nous inspire, sans toutefois tomber dans l’excès du « pèlerinage évangélique », qui consiste à courir sans arrêt après tel ou tel ministère qui va, croit-on, changer notre vie. C’est l’église locale qui est avant tout le laboratoire de formation de notre vie spirituelle. Tendons aussi toujours plus vers la louange et l’adoration, qui ressourcent nos âmes, renouvellent notre joie et dynamisent notre prière. C’est une source de fraîcheur pour le Royaume !

Et enfin…

« Un cœur joyeux est un bon remède, mais un esprit abattu dessèche les os. » Proverbes 17. 22

Être spirituel ne signifie pas être grave et sérieux, voire coincé ! Prenons le temps de faire ce que fait Dieu dans Son Royaume : se réjouir, rire ! Notre Dieu aime l’humour. Développons l’humour, la joie dans l’église en mettant en place des temps festifs où l’on joue, on rit ensemble. Ayons le goût de la célébration, comme nos amis anglo-saxons. Cela renforce les liens fraternels. Une église joyeuse va attirer ceux de l’extérieur.

Toutes ces pistes nous permettent d’ouvrir des portes d’accès à la fraîcheur de Dieu pour la gloire de Son Nom. Ouvrons-nous à la grâce du Seigneur, n’ayons pas peur de dépasser nos habitudes et nos blocages personnels, en développant des attitudes qui vont faire naître la joie du Royaume en nous, et la propager autour de nous, amen !

Patrick Le Dily


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