Construire les églises et développer les relations du Royaume

Le Saint Esprit nous conduit au pardon

Depuis environ 2000 ans, soit l’âge de l’Église, nous avons un problème avec le Saint Esprit.

Notre tradition chrétienne a mis un visage (de grand-père) sur Dieu le Père, un visage (d’acteur hollywoodien) sur le Fils Jésus-Christ, et nous les a inculqués à tel point que nous les « voyons » tels quels. Mais le Saint Esprit ? Nous ne Lui donnons aucun visage, car aucune culture ne nous l’a offert, c’est pourquoi Il nous échappe, avec raison du reste, car cela nous oblige à exercer notre foi et non notre vue très « occidentale » de Dieu, quand nous nous approchons de Lui. Car depuis toujours l’Esprit Saint est là, tout proche de nous. Il a toujours été là :

  • à la création (Genèse 1. 2), Il plane au-dessus des eaux. En fait, le texte hébreu dit qu’Il voltige, tel un vent, un souffle, avec toute la puissance, toute l’énergie divine, alors qu’aucune créature terrestre n’est encore créée. Genèse 2 nous apprend pourquoi : Il fait lever des eaux la vapeur nécessaire à la création de l’homme (v. 5) ! Dieu aura besoin de mélanger l’eau à la poussière de la terre pour former l’homme. L’Esprit Saint est l’auteur de notre naissance, ainsi que de notre nouvelle naissance, car il faut naître d’eau et d’esprit pour entrer dans le Royaume de Christ (Jean 3. 5). Comme la Parole de Dieu est précise !
  • au baptême de Jésus, l’Esprit descend comme une colombe sur Lui (Matthieu 3. 16). Le même souffle est là, puissant et scellant Christ dans Son ministère terrestre, en tant que Roi. Car c’est un sceau royal qui est posé sur Jésus, Fils de David. De même lorsque nous avons confessé Jésus par notre baptême, le Saint Esprit nous a scellés pour entrer dans le Royaume (Ephésiens 4. 30).
  • quand Jésus vient rencontrer Ses disciples après Sa résurrection, Il souffle sur eux en disant : « Recevez le Saint Esprit » (Jean 20. 22). Qu’avaient-ils donc reçu auparavant ? N’avaient-ils pas passé plus de trois ans avec le Maître, recevant de Lui tout l’enseignement nécessaire pour annoncer l’Évangile ? Oui, mais ils n’avaient pas encore reçu la puissance du Ressuscité ! Jésus est maintenant glorifié et peut envoyer Son Esprit sur qui Il veut. Et que dit Jésus immédiatement après cela ? « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur sont pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur sont retenus. » (v. 23). Avons-nous bien entendu ces paroles ? Par celles-ci, Jésus nous donne le pouvoir de pardonner les péchés d’autrui, notamment de ceux qui nous ont offensés (Matthieu 6. 12). Mesurons-nous la portée de ce don ? Car c’est un don, c’est une grâce immense, et nous avons tendance à l’oublier.

Pourquoi Jésus donne-t-Il de suite ce pouvoir et pas un autre, comme chasser les démons, prophétiser… ? Regardons de plus près ce que Dieu nous dit ici : Tu pardonnes l’offense de quelqu’un à ton égard (c’est toujours quand le péché est commis contre nous que nous avons le plus de mal à pardonner), et aussitôt Dieu pardonne, Il efface la dette, il efface l’ardoise ! Tu ne pardonnes pas l’offense, Dieu ne pardonne pas non plus. Voyons les implications d’un tel don : elles sont colossales ! En effet, si je pardonne comme Dieu le désire, Jésus dit que le péché est immédiatement effacé (le texte grec dit : « ils leur sont pardonnés » – selon la version Darby). Cet effacement total produit la réconciliation et la possibilité pour l’offenseur de s’approcher de Dieu dans la paix. Maintenant, si je ne pardonne pas, je demeure dans la rancune, dans un esprit de vengeance, de rejet, et je bloque l’offenseur dans cette impossibilité de recevoir le pardon de Dieu, car Dieu l’a déclaré ainsi. Il n’y a pas d’issue possible, car Dieu attend notre choix de pardonner afin de pardonner à Son tour.

Au moment du jugement, Dieu dira que tel péché n’a pas été pardonné ici-bas, Il montrera l’ardoise non effacée à cause de mon endurcissement envers l’offenseur. Quel ne sera pas ma honte d’avoir désobéi ! Ce qui signifie qu’en donnant ce commandement, Jésus nous octroie une responsabilité énorme, celle d’ouvrir les portes de la grâce à ceux qui ne le méritent pas de prime abord. Devant cette autorité qui nous est déléguée, nous sommes confus et humbles, car nous mesurons avec crainte et tremblement toute la grâce que Dieu a exercé à notre égard, alors que nous ne méritions rien non plus. Ce même Dieu nous demande d’exercer cette même grâce envers notre prochain.

Frères et sœurs, si vous êtes bloqués dans une situation de non pardon, Jésus vous exhorte à céder et à pardonner, de toute urgence ! De cela dépend le flot de grâce disponible et pour vous, et pour l’offenseur. Si le salut des pécheurs dépend aussi de notre faculté de pardonner, alors pardonnons. Dieu approuvera toujours, car Il est miséricordieux et juste. Soyons dégagés de tout non pardon. Que dans notre communauté, personne ne reste coincé dans le fossé de la rancune, de la colère, mais que chacun exerce le don de grâce donné par l’Esprit Saint : le pardon.

Patrick Le Dily


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