Construire les églises et développer les relations du Royaume

La foi des justes

« Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi. »

Habakuk 2. 4

foi

La foi est différente de la croyance, cette dernière étant fondée sur quantité de religions, superstitions ou mysticisme, aussi divers que faux. La croyance est fondée sur la chair et son besoin de se justifier, la foi est fondée sur la Parole de Dieu donnée à Israël au Mont Sinaï et accomplie par Christ.

Le juste, c’est celui qui est justifié par Dieu en vertu du sang de Christ. On ne peut devenir juste en faisant des efforts, aussi nobles soient-ils. C’est de la religion. On devient juste en laissant Christ nous justifier devant le Père. C’est la foi.

La foi, « EMOUNAH » en hébreu, signifie que nous sommes affermis dans nos convictions par ce que Dieu dit dans Sa parole. Nous retrouvons ce même mot dans le verset 12 de Exode 17, quand Moïse, avec l’aide d’Aaron et Hur, s’engage dans un vrai combat spirituel contre Amalek, alors qu’Israël part au combat :

« Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. »

Littéralement, les mains de Moïse restèrent EMOUNAH, elles restèrent dans la foi. Ses mains levées étaient l’expression de son cœur totalement confié en la puissance de Dieu.

Avoir la foi, c’est croire ce que Dieu dit dans Sa parole… rien d’autre !

Avoir la foi, c’est croire avec 1) conviction ; 2) fermeté ; 3) loyauté ; 4) fidélité.

« Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. » Romains 10. 17

Notre foi procède d’une conviction, celle que nous donne la Bible. La parole de Dieu révélée dans notre cœur par la présence de l’Esprit de Christ nous convainc. Elle devient vivante et nourrit notre âme. Ainsi notre foi naît et grandit.

« Car nous marchons par la foi et non par la vue. » 2 Corinthiens 5. 7

Notre foi, comme nous l’avons vu plus haut, ne peut être qu’affermie. « Nous marchons » signifie que notre salut est dynamique, que notre vie spirituelle est en constant mouvement, tout comme Dieu est en action en permanence. Nous n’avançons pas avec Dieu « par la vue », par nos sentiments, nos émotions, par ce que notre chair peut sentir. Le risque est de devenir des disciples inconstants, évoluant comme des girouettes, changeant en permanence d’opinions, de direction, de points de vue… et de convictions ! Le symptôme courant est une difficulté, voire une impossibilité de nous engager dans une assemblée et de nous y investir en tant que serviteur ou servante, à cause des inévitables blessures, contretemps, contrariétés… qui vont immanquablement surgir ici et là pour mettre notre foi à l’épreuve.

« Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes. » Luc 16. 10

Ici le mot « fidèle » a la même racine que le mot Foi. La foi est fidèle. La foi rend fidèle. On ne peut avoir la foi et être infidèle. La foi induit obligatoirement la fidélité. Fidélité à qui ? Au Seigneur bien sûr, à Celui qui nous appelle à Le suivre et à Le servir. Dieu accueillera dans Son Royaume les bons et fidèles serviteurs (Matthieu 25. 21, 23). Fidèle à notre assemblée aussi. Cela ne veut pas dire venir chauffer régulièrement notre chaise à chaque réunion pour montrer au pasteur ou aux anciens que nous sommes présents, ni donner notre dîme ostensiblement pour montrer que nous soutenons l’oeuvre sans faiblir. Être fidèle veut dire être fiable, être capable de redevabilité, de tenir sa langue et son cœur dans la sainteté. On reconnaît la fidélité en ce sens que notre « oui » reste un « oui » et notre « non » un « non », que nous sommes là pour bénir, exhorter, encourager, honorer notre assemblée. Les frères et sœurs peuvent-ils compter sur moi ?

« J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré Lui-même pour moi. »

Galates 2. 20

Paul manifeste ici sa foi loyale à Christ. Christ a donné Sa vie pour lui, et lui en retour Lui donne sa propre vie. Dieu s’est personnellement engagé à nous sauver, nous guérir, nous délivrer de la vaine manière de vivre. Il s’est engagé à nous faire entrer dans Son Royaume. A nous de répondre en nous engageant à Lui être fidèles par une véritable foi dans le Fils de Dieu.

La foi produit la confiance, mot de même racine. Si je dis que j’ai la foi, je dois avoir confiance en Dieu, sinon je me trompe moi-même. Trop de disciples sont inquiets, agités de pensées vaines et perturbant leur vie. Nous devons réaliser que notre alliance avec Dieu est éternelle, ferme et durable. Ce n’est pas un « mariage à l’essai » que Dieu nous propose car dieu est fidèle, loyal avec Ses engagements. Ce qu’Il nous promet, Il l’accomplit. Mais ma confiance doit aussi se manifester au sein de l’assemblée. Car si je suis engagé avec Dieu, je le suis aussi avec l’Eglise, et ma confiance manifestée en elle est aussi la preuve que j’ai la foi. Rien n’est plus désastreux dans les assemblées que les cœurs suspicieux, non confiants, distants, craintifs, car ces attitudes engendrent les jalousies, les rivalités, les guerres intérieures… et les divisions !

Dire que j’ai confiance en Dieu, mais pas en mes frères et sœurs est un mensonge qui vient de l’ennemi. Ma foi doit être incarnée, vivante dans mes actes : c’est bien d’avoir la foi pour soulever les montagnes, c’est encore mieux d’avoir la foi pour soutenir notre église ! Ne nous défilons pas de nos responsabilités dans l’église en prétextant que nous avons des montagnes à soulever ailleurs !

Ces quelques réflexions ont pour but de nous interroger sur la nature de notre foi. Est-elle équilibrée parce que convaincue, ferme, fidèle et loyale à la parole de Dieu, ou est-elle encore entachée d’inquiétude et de rivalité, de critiques et de jalousie, voire de présomption et d’orgueil ? Laissons le Seigneur sonder nos cœurs et nous montrer en quoi notre foi a besoin d’être épurée et dynamisée.

Soyez bénis !

Patrick Le Dily


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